Les physionomies d'Eon

Textes se référant à la littérature et l'histoire, principalement helléniques

13 mai 2009

PHYSIONOMIE DES AGES

100_0537

"Κάθε του βήμα, κάθε του σταθμός δεν είναι παρά μια ευκαιρία να υποβάλλει σε δοκιμασία τις αναπαρθενευτικές ιδιότητες που ακολουθεί ν'αντιπροσωπεύει το κατάλοιπο του παιδιού μέσα του"

"Chacun de ses pas, chacune de ses étapes n'est rien d'autre qu'une occasion de mettre à l'épreuve les propriétés revirginisantes que continue de représenter le résidu de l'enfant en lui"

Odysséas Elytis, Le peintre Théophile.

Photographie Sapience Malivole, La rouille et les roses.

Posté par sapiencemalivole à 22:03 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

revirginisé

Moi je vois Le bleu et les roses
j'essaie de préserver au maximum mon résidu

Très heureux de votre retour

Posté par pado, 14 mai 2009 à 13:10

Physionomie de narcisse

Bonsoir Pado reparthénogénéré!Je suis contente de vous "voir", moi aussi.
Evidemment, je suis mauvaise photographe, réduite à des prières avant d'appuyer sur la détente, et les rognures de rouille n'apparaissent pas vraiment - si ce n'est que le fer désormais à claire-voie laisse passer une couleur de fleurs séniles en dépit de leur âge, rouillées par le printemps, "cruel avril" ou "joli mai", pour rester dans la citation. Ce n'est pas une spectacle flamboyant, non, que celui de ces choses qui disparaissent du monde de façon différente, le fer en poussière grinçante, la fleur en pourriture muette. Ce qui m'a également attirée, c'est la vision au travers de la barrière, me rappelant ce souvenir d'enfance, la première fois que je suis partie dans un voyage sur mes deux pieds, en quelque sorte, lorsque je me suis échappée de la cour familiale - je devais avoir trois ou quatre ans - pour aller contempler, beaucoup plus loin - des oiseaux de paradis dans leur volière, à la recherche peut-être de l'oraculaire "oiseau qui parle".
Bon, ce n'est, finalement, à deux pas de la rive, qu'un jardin abandonné qui vivote dans le sel.
Tiens, je vais réécouter ce poème, il me va :
http://www.youtube.com/watch?v=m13EcmaMv8o

Posté par sapiencemalivole, 14 mai 2009 à 19:01

en attendant la dérouillée finale...

Toujours curieux de voir qu'une ferronnerie rouillée est plus vivante, avec ses boursouflures, ses craquements, que la même à l'état neuf. (je pense aussi aux sculptures de Richard Serra). C'est vrai pour les gens aussi. On est envahi de faire-part illustrés de photos de nourrissons qui ne nous disent pas grand-chose, alors que les visages patinés par le temps ....
"Le don de vivre a passé dans la rouille"....

Posté par Jean-ollivier, 15 mai 2009 à 11:37

C'est vrai, Jean, et de toute façon, rien dans l'homme n'est adapté à lui-même, et en tout cas pas à sa vie.

Posté par sapiencemalivole, 15 mai 2009 à 12:03

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