19 janvier 2009
PHYSIONOMIE DE MANGE-VENT
Dialogue apologétique
- Alors, Sapience ?
- Ah, monsieur, si je veux manger du pain au lieu de l'air du temps, je dois être meunière et boulangère. Et si ce n'était que cela! Je construis et je forge, je rabote et je creuse, je brode et je bride, je fonds et je fends.
15 janvier 2009
PHYSIONOMIE DE SCENE
C'était vers le soir, et je suis sortie; je me suis assise sur le banc de la petite place au mobilier abrégé: deux arbres pas bien hauts, une chapelle et un vase bleu, des fenêtres, une fontaine.
Assise dans cet intérieur d'extérieur, j'attendais, en remarquant les détails des balcons et des passages jetés au-dessus des ruelles.
La nuit venait, le silence était fait, je n'entendais que les vagues dans l'eau.
J'attendais que cela commence.
Soudain, côté jardin, un homme est progressivement apparu, il prenait une forme complète au fur et à mesure qu'il montait les degrés.
Il est passé devant la chapelle en faisant le signe de croix, et s'est arrêté sous un balcon.
Il a crié : "Oh!" et un autre homme est sorti sur le pont de sa porte.
"C'est fini", dit le premier "je reviendrai demain".
Je vis alors qu'il avait la couleur des murs écaillés, et qu'il s'enroulait les mains dans un chiffon.
"A quelle heure?" a demandé l'autre.
"A quelle heure... heure... heure?" a demandé l'écho.
Le premier homme n'a pas répondu, il a fait un geste des épaules, devant la bouche ouverte de l'écho.
Puis il est sorti côté cour, et sa tête a disparu derrière le vase bleu. C'est l'écho qui m'a dit : "Bonsoir...bonsoir...bonsoir".
Photographies Sapience Malivole, Andros.
08 janvier 2009
PHYSIONOMIE DE DOIGTS DE ROSE
Ivan Aivazovsky (1817-1900)
Constantinople, la mosquée de Tophane
Brest, Musée des Beaux-Arts
Pour Jean. Αυτός, λοιπόν, ήταν ο Ισμαήλ Αλ Ίσκιρ, που γυρνούσε τρελός κάπου στο γέρμα του δωδέκατου αιώνα μετά τον Χριστό στην Χαλκιδική, ψάχνοντας μια εκκλησιά χωρίς καμπάνα. "C'était lui, donc, Ismail Al Iskir, qui errait comme un fou en Chalcidique vers le couchant du XIIème siècle après Jésus Christ, à la recherche d'une église sans cloche".
Thanassis Triaridis, La CLoche muette
Ivan Aivazovsky, Navire faisant naufrage près du Mont Athos
Depuis plus d'un mois, je choisis des textes et des images afin de vous proposer des "sujets" de la Grèce, qui soient épurés de documentation, et qui ne soient pas narcissiques : en fait, des éclats, des parcelles. En effet, je crois qu'on ne comprend les grandes choses que par les petites qui les composent, car le grand a quelque chose d'hermétique que nous n'appréhendons que par le concept, qui est la façon humaine de réduire les échelles. Comment aussi envisager le temps, l'espace dans une totalité, comment aborder la vie et la mort, la nature et l'art autrement que par les fragments qui veulent bien se révéler à nous le voulant bien ? Je donne peut-etre l'impression de placer, dans un grand vide muet, des petits paysages de sens, et le lecteur recherche avec peine une unité, qu'il ne peut trouver que dans les associations qu'il fera lui-meme. Pourtant il m'apparait que, à l'exemple des poètes modernistes comme Séféris ou Elytis, je place cette unité dans le sentiment d'une nature intellectualisée par un esprit intrinsèquement hellénique. Cela n'est pas un appauvrissement, les sens ne sont pas relégués à n'etre qu'une part moindre de cette démarche, car l'émotion qu'ils procurent se complète ainsi par la réminiscence et accède à l'esprit. Cela me semble étrangement inévitable : c'est la Grèce elle-meme qui me le propose, le génie de son paysage s'impose à moi qui le vois, et m'impose une façon de le voir.
07 janvier 2009
PHYSIONOMIE DE SEULE FOIS
Ποταμοῖς τοῖς αὐτοῖς ἐμβαίνομέν τε καὶ οὐκ ἐμβαίνομεν, εἶμέν τε καὶ οὐκ εἶμεν
Héraklite
"Dans les mêmes fleuves nous entrons et nous n'entrons pas, nous sommes et nous ne sommes pas"
Je voulais parler de ceci, finalement je parlerai de cela : sans l’avoir prémédité, je réponds ainsi aux paroles de ce poème contenu dans Les R de l’amour de Elytis ; cela me fait sourire, et me rappelle Mon père avait bien raison de Sacha Guitry.
Elytis a composé des poèmes dont un certain nombre a été mis en musique, ce qui est la consécration de la poésie, lorsqu’elle retrouve ainsi sa destination première, celle d’être mélopée. D’ailleurs, poésie et chanson sont (étaient ?) indissociablement mêlées dans la culture hellénique.
Il s’en ouvre au lecteur dans son introduction au recueil : « Les anges chantent. Les amoureux aussi. Derrière chaque exaltation, derrière chaque désir et chagrin, une guitare est prête à s’emparer des mots et à les faire voyager sur les lèvres. Ce n’est pas peu, cela. La joie de donner de la joie aux autres, voilà ce qui nous maintient en vie. C’est pourquoi, auprès de mes poèmes, j’ai essayé d’écrire quelques chansons, sans qu’elles aient pour moi moins de valeur. D’ailleurs, on parle toujours de ce que l’on aime, et au-delà la parole est à ceux qui l’entendent. On dit que le genre a des règles définies. Je ne les connais pas et en tout cas, elles ne m’intéressaient pas ou je n’ai pas pu les suivre. Chacun travaille comme il le sent. Et la mer est infinie, les oiseaux sont myriades, les nuits aussi nombreuses que les combinaisons qui peuvent naitre des sons et des paroles, quand l’amour et le rêve règnent à l’unisson ».
ΤΟ ΠΑΡΑΠΟΝΟ/PLAINTE
Εδώ στου δρόμου τα μισά
Έφτασε η ώρα να το πω
Άλλα είν’ εκείνα που αγαπώ
Γι’αλλού γι’ αλλού ξεκίνησα
Ici, à la mi-chemin
Est arrivée l’heure de le dire
Autres sont les choses que j’aime
Vers d’autres choses j’étais parti
Στ’αληθινά στα ψεύτικα
Το λέω και τ’ ομολογώ
Σαν να’ μουν άλλος κι όχι εγώ
Μες στη ζωή πορεύτηκα
Pour de vrai ou pour de faux
Je le dis et j’en fais l’aveu
Comme si j’étais autre que moi-même
J’ai dans la vie cheminé
Όσο κι αν κανείς προσέχει
Όσο κι αν τα κυνηγά
Πάντα πάντα θα’ ναι αργά
Δεύτερη ζωή δεν έχει
On a beau y être attentif
On a beau prolonger leur quête
Toujours toujours il sera tard
Vivre deux fois cela n’est pas
Voici le poème chanté par Elefthéria Arvanitaki
http://fr.youtube.com/watch?v=G3ZoenlqJuY
Photographie Sapience Malivole, "Ruisseau d'Andros en plein juillet"
05 janvier 2009
PHYSIONOMIE DE TRANSATLANTIQUE
"Et vos regards comme des mouettes/suivaient le blanc transatlantique"
Robert Goffin, La Passe des Espionnes
Faut-il présenter Andréas Embirikos (Braïla, 1901- Athènes, 1975), le poète qui introduisit en Grèce le surréalisme, l’auteur de Hauts-Fournaux (1935) et Terres intérieures (1945) ? Dans les strophes extraites de ce dernier recueil que je vous propose, en tout cas, le poète a délaissé l’écriture automatique pour revenir au vers scandé et aux images d’un lyrisme plus familier. O combien familier ! Nef-identité dotée d’un arbre à cames, chargée d’une cargaison de mythes homériques, il aborde dans ses connotations Rimbaud, Jules Laforgue, Jean-Marie Levet, Apollinaire, Cendrars, Kavafis et Kavvadias, et bien d’autres iles de la mélancolie décadente ou du modernisme espérant, qui trace des sillons pour féconder la « plaine stérile ».
Ω υπερωκεάνειον τραγουδάς και πλέχεις
Άσπρο στο σώμα σου και κίτρινο στις τσιμινιέρες
Διότι βαρέθηκες τα βρωμερά νερά των αγκυροβολίων
Εσύ που αγάπησες τις μακρυνές σποράδες
Εσύ που σήκωσες τα πιο ψηλά μπαïράκια
Εσύ που πλέχεις ξέθαρρα στις πιο επικίνδυνες σπιλιάδες
Χαίρε που αφέθηκες να γοητευθείς απ’τις σειρήνες
Χαίρε που δεν φοβήθηκες ποτέ τις συμπληγάδες.
Ô transatlantique tu chantes et tu vogues
Blanc de corps et jaune de cheminées
Car tu es las des eaux sales des mouillages
Toi qui as aimé les lointains semis d’iles[1]
Toi qui as haussé les plus hautes bannières[2]
Toi qui vogues hardiment sous les rafales les plus périlleuses
Salut à toi, de t’être laissé charmer par les sirènes
Salut à toi, de n’avoir jamais craint les écueils[3]
Ω υπερωκεάνειον τραγουδάς και πλέχεις
Στο σέλας της θαλάσσης με τους γλάρους
Κ’ είμαι σε μια καμπίνα σου όπως εσύ μέσ’ την καρδιά μου.
Ô transatlantique tu chantes et tu vogues
Dans l’éclat[4] de la mer avec les mouettes
Et je suis dans une de tes cabines comme tu es toi dans mon cœur.
Ω υπερωκεάνιον τραγουδάς και πλέχεις
Είναι ο καπνός σου πλόκαμος της ειμαρμένης
Που ξετυλίγεται μέσ’ στην αιθρία κι ανεβαίνει
Σαν μαύρη κόμη ηδυπαθούς παρθένας ουρανίας
Σαν λυρική κραυγή του μουεζίνη
Όταν αστράφτει η πλώρη σου στο κύμα
Όπως ο λόγος του Αλλάχ στα χείλη του Προφήτη
Κι όπως στο χέρι του η στιλπνή κι αλάνθαστη του σπάθα.
Ô transatlantique tu chantes et tu vogues
Tentacule de la moire est ta fumée
Qui se dévide dans l’air serein et ascende
Comme la noire chevelure d’une lascive vierge céleste
Comme la voix lyrique du muezzin
Quand ta proue dans la vague étincelle
Comme la parole d’Allah aux lèvres du Prophète
Et comme dans sa main le sabre luisant et infaillible.
Carte postale de Jean Marie Levet.
[1] Les sporades, prises ici dans leur sens propre d’iles parsemées, ne se réfèrent pas forcément aux iles grecques.
[2] L’expression (mot turc) signifie : « lever l'étendard de la révolte ».
[3]Les Symplégades, rochers mythiques près du Bosphore.
[4] Le « sélas » est une lueur intense, il sert aussi à former l’expression « aurore boréale ».
03 janvier 2009
PHYSIONOMIE D'OMBRE LEGERE
«Ανοίξετε τα μνήματα, τα κόκαλα σκορπίστε / να δούμε αν τον πλούσιο απ' το φτωχό γνωρίστε»
"Ouvrez les tombeaux, éparpillez les ossements, pour voir si vous distinguez le riche du pauvre"
Distique amanès d'Asie Mineure sur le mode sabah, mais en réalité millénaire.
Aujourd’hui, je pensais au Premier Cimetière d’Athènes, qui date du début du XIXème siècle. Nombre des tombeaux qui s’y trouvent sont l’œuvre des réputés sculpteurs de Tinos, et sa pièce probablement la plus célèbre est la Vierge endormie de Yiannoulis Halépas (1851-1938), qui, avant de sombrer dans la schizophrénie, étudia aux Beaux-Arts de la capitale puis en l’Athènes sur Isar, ainsi que l’on appelait Munich à l’époque où la Grèce avait un roi bavarois, et où florissaient le néo-classicisme et les échanges entre les deux cultures.
Le Premier Cimetière, situé derrière les Colonnes de Zeus Olympien, est depuis longtemps celui des riches : déjà, en 1896, Roidis tirait des conclusions sur l’inégale salubrité des quartiers d’Athènes en établissant des comparaisons entre les dates de décès du Premier et du Second Cimetière. En effet, on mourrait beaucoup plus jeune autour de ce dernier. Ainsi, on y repose depuis deux siècles les chefs politiques et religieux de la Grèce, ou les artistes que l’on a voulu honorer.
Je vous propose de regarder la vidéo de Physiodiphis
http://fr.youtube.com/watch?v=feNgWJDhYaQ&feature=related
et celle de la Municipalité d’Athènes
http://fr.youtube.com/watch?v=R1s_YpNU7y0&feature=related
sur laquelle vous reconnaitrez la « vierge» de Halepas, tenant une croix sur sa poitrine, mais qui, comme dans les représentations antiques, semble dormir dans les bras des Enfants de la Nuit.
L'inscription qui apparait sur le fronton du premier tombeau est le fameux ΣΚΙΑΣ ΟΝΑΡ ΑΝΘΡΩΠΟΣ "L'homme est le rêve d'une ombre" de Pindare.
Photographie Sapience Malivole
01 janvier 2009
PHYSIONOMIE DE REVE
Et maintenant, jeûnons.....
On attribue traditionnellement au poète byzantin Théodoros Prodromos (XIIème siècle) quatre poèmes satiriques, soi-disant autobiographiques, qui sont une mine de renseignements tant sur la langue démotique de l’époque que sur les habitudes du monde byzantin. Dans l’un de ces poèmes, l’auteur se plaint de sa femme, dans l’autre de son higoumène, dans le troisième il adresse une supplique au basileus, et dans le dernier, il exprime la plainte d’un lettré famélique. Ecrits en vers politiques (vers de quinze syllabes comprenant une césure à la huitième, et tirant leur nom de la Polis, Constantinople) qui constitueront le fonds rythmique de la poésie populaire, ils sont pour les lecteurs occidentaux une lecture aux accents familiers, car elle leur rappelle les clercs Goliards, et peut-être aussi pour les Orientaux qui connurent aussi leurs « lettrés pauvres », dont certains s’enivraient dans les maisons de thé et déclamaient des vers irrespectueux. On peut pousser plus loin les similitudes, en comparant la verve de Ptohoprodromos (Prodromos le Pauvre) à l’ironie en blanc du clerc de notaire Butcha et l’ironie en noir du clerc Goupil dans l’œuvre de Balzac. Si l’on cherche bien, on peut également retrouver dans ces vers des traits de Juvénal et d’Horace, et La Fontaine résonne en écho diachronique, lorsque Ptohoprodromos parle du bonheur d’être un savetier repu et lui oppose la misère –non point morale, du financier- réelle de l’homme instruit dans un monde qui n’en a que faire. En effet, il n’est pas question de vertueuse tranquillité d’esprit, mais bien de ventre creux résonnant sous une tête pleine.
Disons, pour paraphraser Racine, que « sans argent, les lettres ne sont qu’une maladie ».
Certains Grecs d’aujourd’hui me semblent être peu sensibles aux accents ironiques du Pauvre Prodromos : en fait, on le présente souvent comme un glouton pleurnichard. J’ai même lu une opinion fort fate, selon laquelle les vers du poète sont de mauvaise facture : quant à moi, je la réfute, ils sont bien frappés et expressifs, et c’est un délice de voir ce vers utilisé aux sentences morales ou aux lyrismes douloureux retourné dans l’évocation de mangeailles et de matelas de plumes. Ainsi, je vois dans ces textes une double ironie : celle qui tourne en ridicule les quémandeurs, celle qui foudroie l’hypocrisie des dignitaires, des institutions et une certaine pompe littéraire.
Mais on sait bien que l’on ne pardonne pas à l’esprit : il est promptement taxé d’être mauvais, lorsqu’il est fort.
Je vous en donne quelques extraits.
«Ἀπὸ μικρόθεν μ᾿ ἔλεγεν ὁ γέρων ὁ πατήρ μου,
τέκνον μου, μάθε γράμματα, ἂν θέλεις νὰ φελέσης.
Βλέπεις τὸν δεῖνα, τέκνον μου; Πεζὸς ἐπεριπάτει,
καὶ τώρα βλέπεις γέγονεν χρυσοφτερνιστηράτος.
Ὁ κόρφος του βουρβούριζεν ψείρας ἀμυγδαλάτας,
καὶ τώρα ἀπὸ ὑπέρπυρα γέμει τὰ μανολάτα ».
Depuis tout petit, mon vieux père me disait,
Mon enfant, apprends les lettres, si tu veux avoir du profit.
Vois-tu un tel, mon enfant ? Il marchait à pied,
Et maintenant tu vois il est éperonné d’or[1].
Son sein bombinait de poux gros comme des amandes
Il est à présent fourni de flambants florins.
«Ἀφοῦ δὲ τάχα γέγονα γραμματικὸς τεχνίτης,
ἐπιθυμῶ καὶ τὸ ψωμὶν καὶ κύταλον καὶ ψύχαν.
Καὶ διὰ τὴν πείναν τὴν πολλὴν καὶ τὴν στενοχωρίαν,
ὑβρίζω τὴν γραμματικήν, καὶ κλαίγω καὶ φωνάζω:
Ἀνάθεμαν τὰ γράμματα! Χριστέ, καὶ ποὺ τὰ θέλει!
Ἀνάθεμαν καὶ τὸν καιρόν, κι ἐκείνην τὴν ἡμέραν,
ὅπου μὲ παρεδώκασιν εἰς τὸ σκολιὸν ἐμέναν!».
Or depuis que je suis passé ouvrier grammairien
Mes désirs vont au pain, à la croûte comme à la mie.
Et par grand faim et par détresse
Je honnis la grammaire, et je pleure et je crie :
Maudites soient les lettres, par Christ, et celui qui en veut !
Maudits soient l’heure et le jour
Où l’on me livra à l’école !
«Νὰ ἄνοιγα τὸ ἀρμάριν μου, νὰ τό ῾βρισκα γεμᾶτον
ψωμίν, κρασίν, πληθυντικὸν καὶ θυνομαγερίαν,
καὶ παλαμηδοκόμματα, καὶ τζίρους καὶ σκουμπρία,
παροῦ ὅτι τώρ᾿ ἀνοίγω το, βλέπω τοὺς πάτους ὅλους,
καὶ βλέπω χαρτοσάκκουλα γεμᾶτα τὰ χαρτία».
Ah ! Ouvrir mon garde-manger, et le trouver rempli
De pain et de vin au pluriel et d’une portion de thon,
Et de bons morceaux de bonite, et de barbeau et de brochet [2]!
Or ja lorsque je l’ouvre, j’en vois tous les fonds de tiroir[3]
Et vois pleins de papiers les sachets en papier.
Photographie Aliocha Kolesnikov "Saint Nectaire", fromage monastique
[1] Il y a un jeu de mots entre «avoir des éperons en or » et « éternuer dans l’or ».
[2] En fait, il s’agit de sortes de maquereaux, mais j’ai préféré faire une bouillabaisse au waterzooï.
[3] Licence du traducteur : il voit en fait le cul des étagères.











