Les physionomies d'Eon

Textes se référant à la littérature et l'histoire, principalement helléniques

19 janvier 2009

PHYSIONOMIE DE MANGE-VENT

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Dialogue apologétique

- Alors, Sapience ?

- Ah, monsieur, si je veux manger du pain au lieu de l'air du temps, je dois être meunière et boulangère. Et si ce n'était que cela! Je construis et je forge, je rabote et je creuse, je brode et je bride, je fonds et je fends.

Posté par sapiencemalivole à 11:28 - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Quel travail !

Ma mère possédait une travailleuse : on appelait ainsi une boîte à couture sur pieds, se dépliant un peu comme un accordéon. J'adorais fouiller dans les tiroirs ainsi mis au jour.

Vous êtes, Sapience, comme cet accordéon : continuez donc à vous déplier, pour notre plus grand plaisir.

Clo

Posté par Clopine, 20 janvier 2009 à 14:58

Hélas, Clopine, comme vous l'aurez compris, le vent fait tourner une autre roue que celle du blog ces temps-ci. Mais je me promets de vous retrouver sous peu avec une neuve histoire, plus exactement des potins athéniens qui me sont parvenus.....J'essaie d'imaginer le plaisir, l'ouvrage étant faite, de s'asseoir à l'ombre de ce moulin d'Ikaria (la mer est au nord, il est donc passé midi), qui fait aussi office de tour de guet : en regardant droit devant, nous verrons l'Ionie, le temps est clair. Peut-etre aussi quelques pirates ivres et barbaresques, un naufragé à califourchon sur une solive, un fameux trois-mats, un sous-marin jaune, un petit nautile...

Posté par sapiencemalivole, 20 janvier 2009 à 19:19

Intituler une note "mange-vent" et avec un ciel "bleu de Grèce" quand nous sommes dans le gris de la tempête... heu là !

Posté par PMB, 24 janvier 2009 à 15:38

sous le vent, sous la mer, les poissons

Métamorphoses

Et les poissons venaient
nous visiter le soir
nous tendant leur main douce
la main qu'ils n'avaient pas
A peine on les voyait
ils devenaient oiseaux
On les voyait deux fois
ils habitaient nos vies
Et puis redescendaient
dans la nuit de ces eaux
où tous on est des frères
Alors je leur tendais
la main qui me restait
Et toi qui paraissais
te changer en oiseau
et mêlée à leurs eaux
redevenir poisson
Comprends de quoi je parle
quand je te dis cela
C'est la même eau profonde
où on vit toi et moi
une eau de ressemblance
et une eau de combat

George Haldas, né en 1917
poète essayiste suisse et grec,
traducteur d'Anacréon

Posté par Jean-ollivier, 03 février 2009 à 19:50

DiB

Bonjour Sapience

Avez-vous des nouvelles de Di Brazza? Il n'écrit plus nulle part, même pas sur son blog depuis le 14 janvier.

Posté par Lavande, 01 mars 2009 à 14:34

où Sapience reparaît....

So sang the Hierarchies: Mean while the Son
On his great Expedition now appeer'd,
Girt with Omnipotence, with Radiance crown'd
Of Majestie Divine, Sapience and Love [ 195 ]
Immense, and all his Father in him shon.

"Ainsi chantaient les hiérarchies." Cependant le Fils
parut pour sa grande expédition,
ceint de la toute-puissance, couronné des rayons
de la majesté divine : la sagesse et l'amour [195]
immense, et tout son Père, brillaient en lui.

un extrait du septième livre du Paradise lost, le Paradis perdu, de John Milton, avec en regard la traduction littérale de F.-R. de Chateaubriand ....

Posté par jean-ollivier, 07 mars 2009 à 11:18

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